Le SYNDUSTRICAM prend part à la 10ᵉ édition du Salon PROMOTE avec pour thème ” Entreprises privées et environnement des affaires: quels repères face aux défis économiques nationaux et internationaux ”
Afin de promouvoir l’industrie camerounaise, renforcer son réseau de partenaires et valoriser les opportunités d’investissement dans le secteur productif. À travers son stand d’exposition, sa participation aux conférences et aux rencontres d’affaires, le syndicat réaffirme son engagement en faveur de la transformation industrielle du Cameroun et du développement d’un secteur privé compétitif.
Lors de la cérémonie d’ouverture le Président du Syndustricam Samuel Njanga Kondo, a prononcé un discours marquant centré sur les défis structurels qui freinent l’industrialisation du Cameroun.
Les principaux points forts de son intervention
- Passer des ambitions aux résultats concrets
Le président du Syndustricam a souligné que le Cameroun dispose déjà de nombreuses stratégies et visions de développement. Selon lui, le véritable défi réside désormais dans la capacité à transformer ces ambitions en résultats économiques tangibles pour les entreprises et les populations. - Une croissance économique jugée insuffisante
Il a relevé que la croissance économique du pays (estimée à environ 3,5 % en 2025 et proche de 4 % en 2026) reste trop faible pour produire un impact significatif sur le niveau de vie des populations, notamment en raison d’une croissance démographique élevée. - La crise énergétique comme principal frein industriel
L’énergie a été présentée comme la priorité absolue pour le développement industriel. Samuel Kondo Ngande a insisté sur trois exigences :
disponibilité de l’électricité ;
fiabilité du réseau ;
compétitivité des coûts énergétiques.
Il a rappelé que les coupures et l’instabilité de l’approvisionnement électrique augmentent fortement les coûts de production et réduisent la compétitivité des entreprises camerounaises. - Une meilleure cohérence des politiques publiques
Le patron des industriels a dénoncé certaines incohérences administratives où des décisions prises dans un secteur peuvent avoir des conséquences négatives sur un autre. Il a notamment évoqué des mesures ayant affecté les capacités de production électrique et pénalisé les activités industrielles dans les régions du Littoral et de l’Ouest. - La dégradation des infrastructures routières
Le discours a également mis l’accent sur les difficultés logistiques causées par l’état des routes et des infrastructures de transport. Ces insuffisances augmentent les coûts de transport, ralentissent les livraisons et réduisent la compétitivité des entreprises. - Les difficultés d’accès au financement
Le président du Syndustricam a dénoncé :
le coût élevé du crédit bancaire ;
les exigences de garanties importantes ;
les obstacles au financement des investissements industriels.
Selon lui, ces contraintes limitent la modernisation et l’expansion du tissu industriel camerounais. - Les inquiétudes sur la pression fiscale
Il a mis en garde contre un éventuel alourdissement de la fiscalité alors que les entreprises subissent déjà une hausse des coûts de production et une baisse de leurs marges. Il a plaidé pour une politique fiscale davantage favorable à la création de richesse et à l’investissement productif. - La transformation locale du cacao comme exemple stratégique
Prenant l’exemple de la filière cacao, il a salué les progrès réalisés dans la transformation locale tout en identifiant plusieurs défis :
L’approvisionnement en matière première ;
L’accès aux marchés internationaux ;
La montée vers des produits à plus forte valeur ajoutée (chocolaterie et produits finis).
Un message d’espoir et de confiance
Malgré son ton critique, le discours s’est voulu optimiste. Samuel Kondo Ngande a rappelé que le Cameroun dispose d’importants atouts : une population jeune, des ressources naturelles abondantes, un tissu entrepreneurial dynamique et un potentiel industriel encore largement inexploité. Il a appelé à des réformes concrètes pour transformer ces atouts en croissance durable.
Message central du discours
« L’heure n’est plus aux ambitions, elle est aux résultats. »
Cette formule résume l’essentiel de son intervention : le Cameroun doit désormais privilégier l’efficacité des politiques publiques, l’amélioration du climat des affaires et le soutien à la production industrielle afin d’accélérer sa transformation économique.
Après son discours le Président a répondu aux questions de la presse





















Puis il s’est rendu au stand du Syndustricam pour répondre aux multiples sollicitations des opérateurs économiques.











Les prochains jours seront consacrés à ;
- L’accueil et les échanges avec les visiteurs.
- Les présentations du Syndustricam et de ses différents organes.
- Les rendez-vous d’affaires (B2B) avec des partenaires, investisseurs.
- Les séances de prospection commerciale avec de futurs membres.
- Des exposés organisés dans le stand.

















