LE SYNDUSTRICAM PREND PART À LA 12ᵉ SESSION DU CAMEROON BUSINESS FORUM

Douala, 20 et 21 octobre 2026 – Hôtel Best Western

CBF 2026 : le SYNDUSTRICAM plaide pour une industrie compétitive et un dialogue public-privé renforcé afin de tirer pleinement parti de la ZLECAf

Le Syndicat des Industriels du Cameroun – SYNDUSTRICAM a pris une part active aux travaux de la 12e session du Cameroon Business Forum, organisée pendant deux jours autour du thème : « ZLECAf et transformation productive : quelles réformes pour faire du Cameroun un pôle industriel et commercial majeur en Afrique ? »

Placée sous la présidence effective du Premier Ministre, Chef du Gouvernement, cette session a mobilisé plusieurs membres du Gouvernement, des représentants des administrations publiques, des chambres consulaires, des organisations du secteur privé, des entreprises ainsi que des partenaires techniques et financiers. Par cette importante mobilisation, le Gouvernement a donné un signal politique fort en faveur de la relance du dialogue public-privé et de la recherche concertée de solutions aux contraintes qui limitent la compétitivité de l’économie camerounaise.

Une participation active du SYNDUSTRICAM

Le SYNDUSTRICAM était représenté par une importante délégation d’entreprises membres et de responsables du Syndicat, qui ont contribué aux travaux en plénière et dans les différents ateliers.

Le Président du SYNDUSTRICAM, M. Samuel NJANGA KONDO NGANDE, a notamment assuré la modération de l’atelier N°1 consacré au thème : « Patriotisme économique et substitution compétitive aux importations : quelle politique pour renforcer le Made in Cameroon dans le marché africain de la ZLECAf ? »

L’atelier a bénéficié de la participation d’un panel de haut niveau composé de M. Gabriel MBAIROBE, Ministre de l’Agriculture et du Développement rural ; du Dr FUH Calistus Gentry, Ministre de l’Industrie, des Mines et du Développement technologique ; du Dr TAIGA, Ministre de l’Élevage, des Pêches et des Industries animales ; ainsi que de M. Christophe EKEN, Président de la Chambre de Commerce, d’Industrie, des Mines et de l’Artisanat.

La qualité et la complémentarité de ces intervenants ont permis d’aborder conjointement les enjeux liés au développement des matières premières agricoles, pastorales et halieutiques, à leur transformation industrielle et au positionnement des produits camerounais sur le marché continental. Cette configuration a également mis en évidence la nécessité d’une meilleure articulation entre politiques de production, industrialisation et accès aux marchés pour donner une portée concrète à la stratégie de substitution compétitive aux importations.

Les échanges ont permis d’examiner les conditions dans lesquelles le Cameroun pourrait mieux valoriser ses capacités productives, réduire sa dépendance à l’égard de certaines importations et positionner ses entreprises sur les marchés ouverts par la ZLECAf.

Des contributions générales orientées industrie

Dans l’ensemble des interventions de ses représentants, le SYNDUSTRICAM a plaidé pour que les actions et mesures envisagées tiennent pleinement compte des spécificités du secteur industriel, notamment :

  • la nécessité de sécuriser l’accès aux matières premières, à l’énergie et au financement ;
  • l’amélioration de la compétitivité-coût des entreprises ;
  • la mise à niveau des capacités de production ;
  • la normalisation et la certification des produits ;
  • le renforcement des liens entre production agricole, transformation industrielle et débouchés commerciaux ;
  • l’accompagnement des entreprises vers les règles d’origine et les exigences du commerce intra-africain.

Pour le Syndicat, le patriotisme économique ne peut se limiter à la promotion de la consommation locale. Il doit s’appuyer sur une offre nationale disponible, compétitive, conforme aux normes et capable de satisfaire le marché camerounais avant de conquérir durablement les marchés africains.

Une contribution prospective aux réflexions sur la réforme du CBF

Le Président du SYNDUSTRICAM a également participé activement à l’atelier stratégique consacré à la réforme du cadre de dialogue public-privé au Cameroun. À cette occasion, il a souligné la nécessité de renforcer, à moyen terme, les institutions permanentes de dialogue que sont notamment les chambres consulaires et le Conseil économique et social.

Le SYNDUSTRICAM estime que ces institutions devraient être réformées afin de garantir une représentation effective, équilibrée et crédible du secteur privé, puis dotées des moyens nécessaires pour organiser les consultations, mobiliser les expertises et structurer les propositions des entreprises. Cette évolution permettrait de consolider les positions du secteur privé de manière continue, sans limiter le dialogue aux seules rencontres périodiques, et d’améliorer le suivi des réformes convenues avec les pouvoirs publics.

L’espoir d’un nouvel élan

Les travaux, organisés autour de deux séances plénières et de six ateliers thématiques, ont permis aux participants d’échanger sur les principaux leviers d’intégration des entreprises camerounaises dans la ZLECAf.

Le SYNDUSTRICAM salue la relance du Cameroon Business Forum et l’implication personnelle du Premier Ministre, Chef du Gouvernement, ainsi que la participation des membres du Gouvernement et des différentes composantes du secteur privé.

Le Syndicat forme le vœu que cette session marque le début d’un nouvel élan du dialogue public-privé, fondé sur une préparation technique renforcée, des recommandations opérationnelles et un suivi régulier des engagements pris. Il réaffirme sa disponibilité à contribuer, aux côtés des pouvoirs publics et des autres organisations professionnelles, à la mise en œuvre des réformes nécessaires au développement d’une industrie camerounaise plus compétitive, plus résiliente et davantage présente sur les marchés africains.

DIALOGUE SOCIAL DANS LES INDUSTRIES DE TRANSFORMATION

La Commission paritaire chargée de la révision de la Convention Collective Nationale des Industries de Transformation s’est réunie le 21 octobre 2026 au siège du SYNDUSTRICAM.

Réunissant huit représentants des travailleurs, huit représentants des employeurs et l’équipe de coordination du MINTSS, les travaux se sont poursuivis jusqu’aux alentours de 20 heures. Les discussions reprendront au début du mois de novembre afin de poursuivre l’examen des points inscrits à l’ordre du jour.

Le SYNDUSTRICAM réaffirme son engagement en faveur d’un dialogue social constructif, conciliant amélioration des conditions des travailleurs, compétitivité des entreprises et préservation des emplois industriels.